Collectivités locales : comment ne pas dépasser le budget de déneigement

La France vient de connaitre son premier épisode hivernal de l’année. Les services de déneigements départementaux se sont mis en action, aidés par les alertes émises par Météo France, pour que les routes restent praticables et que l’économie puisse continuer à fonctionner.

Mais rendre les routes praticables a un coût qui est loin d’être négligeable. Si ces dépenses sont prévues, les dépassements sont de plus en plus mal vécus, surtout s’il existe des solutions pour qu’année après année, le budget consacré au déneigement des routes n’explose pas avec la multiplication des épisodes hivernaux.

Le journal anglais « The Guardian » dans son édition du 27.01.12, révèle que les autorités régionales anglaises étudient la possibilité d’utiliser les couvertures météo pour ne pas revivre les dépassements de budget énormes des deux années précédentes.

Cette décision fait suite à l’explosion des dépenses liée à la succession de plusieurs hivers exceptionnels, suivis par un hiver qui pourrait bien marquer l’histoire par son caractère anormalement doux. L’incapacité à prévoir la météo d’un hiver à l’autre rend l’activité budgétaire périlleuse et contraint les autorités régionales à mobiliser des sommes de plus en plus importantes et pas nécessairement utiles, dans un contexte de maitrise des dépenses et de la dette qu’on ne présente plus.

Le Guardian précise ainsi qu’en Angleterre, sur les deux dernières années, les régions ont dépassé leur budget de déneigement de plus de 100% : la région du South Lanarkshire avait un budget 2009 de £2,9M, et en a dépensé £4,9M ; en 2010, son budget était à nouveau de £2,9M, elle a été contrainte de dépenser £5,7M. La région de Perth & Kinross avait également inscrit un budget de £2,9M pour ces deux années ; elle en a dépensé respectivement £4,9 et £5,2M. Dans le Suffolk, le budget était de £2,3M ; la dépense a été de £3,3M en 2009 et de plus de £3M en 2010.

Les couvertures météo sont utilisées dans le secteur privé, notamment dans l’énergie, l’agriculture, les loisirs ou encore la construction pour garantir la rentabilité financière ou le résultat d’exploitation des entreprises. Le montant de ces couvertures a atteint l’an passé près de 12 milliards de dollars. Elles sont utilisées par le secteur privé parce qu’elles sont économiquement et financièrement efficaces.

L’Angleterre, comme la France, fait face depuis plusieurs années à des conditions météo hivernales erratiques. Après deux hivers particulièrement rudes, qui aurait prévoir un hiver 2011-2012 aussi doux ? Ces conditions hivernales parfaitement imprévisibles ont un coût pour la collectivité, et c’est précisément parce qu’elles sont imprévisibles qu’une assurance s’impose.

Les services météo sont capables de déterminer à quoi ressemble un hiver normal dans chaque région. Chaque département connait donc le nombre de jours de déneigement « normal » à budgéter. Chaque département connait également le coût lié à une journée de déneigement (carburant, sel, maintenance du matériel).  En cas d’hiver plus rigoureux, toute journée supplémentaire a un coût pour la collectivité. Il est possible d’acheter une assurance météo dont l’indemnité compense exactement le nombre de jours supplémentaires pour lesquels il aura été nécessaire de sortir le matériel de déneigement.

L’argent public est de plus en plus rare,  et mettre en place une solution simple et efficace pour ne pas dépasser le budget est selon certains élus britanniques une question de devoir civique et de respect de l’argent public. C’est surtout une question de bon sens. Pourquoi prendre le risque de payer considérablement plus (et augmenter d’autant l’imposition locale) alors que l’Assurance météo existe™…

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