De plus en plus d’entreprises couvrent les risques météo : le point sur 6 secteurs d’activité

Le risque météo est probablement le risque le plus ancien auquel l’Homme fait face. C’est aussi vrai pour les entreprises qu’il a créées.  Et pendant des années, la météo a été considérée comme un acte divin, un de ces éléments que les dirigeants d’entreprises vivent comme une fatalité,  en acceptant bien sur d’en subir les conséquences financières.

Pourtant, au fil des années, les météorologues ont construit des bases de données climatiques impressionnantes, fiables, pratiquement partout où il y a une activité commerciale. La technologie a permis de construire des modèles de prévisions court terme et moyen terme de plus plus puissants, permettant de comprendre toujours davantage les conditions météo présentes et leur impact sur la performance d’une entreprise ou d’un secteur d’activité. C’est grâce aux compétences des météorologues et des consultants en intelligence climatique que l’on est aujourd’hui capable de quantifier la nature et l’intensité de l’impact du risque météo sur la performance de l’entreprise avec une remarquable précision. Ce n’est évidemment pas une surprise de constater que de nombreux secteurs d’activité et de très nombreuses entreprises sont météo-sensibles et que les montants en jeu sont considérables.

Durant la même période, les gestionnaires de risque et les financiers ont créé de nombreux instruments pour protéger les résultats de l’entreprise contre toutes sortes de risques financiers. Ce n’est pourtant que depuis 15 ans, que les météorologues et les financiers ont commencé à partager leurs compétences et leur savoir pour répondre dans un premier temps aux besoins du secteur de l’énergie. Les distributeurs d’énergie cherchaient alors un moyen de se prémunir contre une baisse de consommation (et donc de revenus) liée à un hiver trop doux ou un été trop frais.  L’agriculture a emboîté le pas peu de temps après, et les agriculteurs ont rapidement apprécié les avantages des produits dérivés climatiques pour garantir leur rendement et contrecarrer les effets ‘une météo défavorable.

Aujourd’hui, la pression qui pèsent sur les dirigeants d’entreprise pour atteindre la performance annoncée n’a jamais été aussi forte. Tout risque susceptible d’impacter la rentabilité et qui peut être couvert doit l’être.

Le risque météo doit donc être couvert.

Lucy Fitzgeorge-Parker, dans cet article paru dans le magazine mensuel CNBC Business Magazine, synthétise les derniers développements du marché de la couverture météo et focalise son analyse sur 6 secteurs d’activité: énergie, agriculture, produits de consommation, marketing, transport et construction.