Trop chaud, trop froid, trop sec : qu’est-ce qu’on attend pour s’assurer ?

Les entreprises agricoles font face chaque année à de nombreux risques qui rendent leurs revenus instables et souvent imprévisibles. On pense bien sûr à l’augmentation du prix des engrais, des aliments, des pesticides ou des semences, à la variabilité du prix de vente des matières premières ou des productions commercialisées, au prix du carburant, ou encore aux maladies. Mais le risque le plus important, depuis des générations, c’est bien sûr le risque météo, c’est-à-dire le risque que les conditions météo diffèrent des conditions normales et provoquent des pertes de volumes et de rendement ou des surcoûts et des pertes d’exploitation. Il explique à lui seul 90% des baisses de rendement.

Alors que la période propice à la recharge des nappes souterraines s’achève et qu’on constate déjà des déficits de précipitations dans de nombreuses régions, faut-il se résigner à subir ? A l’échelle de la France, le déficit est de 20%. Il dépasse 30% sur la façade ouest et 50% en Midi-Pyrénées. Les systèmes de compensation existants sont loin de couvrir la totalité des pertes subies. Le recours à l’Assurance météo™, dont l’indemnité ne nécessite ni expertise des dommages, ni déclaration spécifique et ne dépend que de l’intensité et de la durée du risque météo effectivement subi est la solution idéale pour de nombreux exploitants agricoles. Chefs d’entreprise dans la production céréalière, la culture sous serres ou de plein champ, l’élevage, la production ou la transformation laitière doivent rapidement s’intéresser de très près à la tranquillité financière que l’Assurance météo™ peut leur apporter.

Le concept d’assurance météo indicielle a déjà fait ses preuves aux Etats-Unis et arrive progressivement en France et en Europe. Dans le cas d’une assurance classique, l’indemnité est une proposition qui découle d’une expertise et d’une évaluation du dommage effectivement subi. L’assurance indicielle est différente car le paiement de l’indemnité n’est fonction que de la variation d’un indice météo hors tout dommage matériel.

Prenons le cas d’un éleveur bovin pour qui les précipitations insuffisantes vont avoir des conséquences importantes sur la quantité de fourrage disponible et risque de contraindre l’éleveur à acheter du fourrage ailleurs. L’année passée déjà, une des dix années les plus sèches en 50 ans, des solutions de crise avaient été mises en place (utilisation des jachères, bourse aux fourrages, ensilage de céréales, échanges paille-fumier, etc.) mais ces solutions n’ont pas permis en général de compenser le manque à gagner engendré par l’absence de précipitations et la rentabilité financière de nombreuses exploitations s’est détériorée. L’assurance météo indicielle est une solution idéale. La production de fourrage est corrélée au cumul de précipitations. L’indemnité de l’Assurance météo™ augmente en fonction des millimètres de pluie manquants.

Les assurances météo basées sur le cumul de précipitations peuvent également s’avérer très utiles pour les producteurs laitiers, car le manque de pluie a un impact sur l’herbe et donc la quantité et la qualité du lait produit. Pour les céréaliers, des assurances adaptées peuvent aussi être mises en place notamment au moment des semis et durant la période de croissance de la plante pour que l’indemnité puisse compenser la baisse de rendement provoquée par un manque de précipitations ou des températures anormalement basses. L’indemnité, là encore, n’est fonction que du déficit d’eau ou de chaleur. Pas d’expertise de dommage effectivement subi.

On comprend alors très vite que ce type d’assurances répond à une multitude de besoins dans le monde du végétal et de la production agricole.

En février, l’épisode de froid a coûté très cher aux producteurs de légumes et de fleurs sous serres qui ont été contraints soit de pousser leurs installations à produire plus de chaleur soit à avoir recours à des systèmes de chaleur supplémentaires au fioul ou au gaz souvent très coûteux. Lorsque le coût de production augmente, les producteurs arrivent en général à augmenter également leur prix de vente, mais pas nécessairement dans des proportions permettant de compenser les coûts, surtout si ces producteurs sont en concurrence avec des producteurs espagnols ou hollandais qui n’ont pas subi les mêmes chutes de températures. C’est encore une situation pour laquelle l’Assurance météo™ est parfaitement adaptée. Pour une exploitation donnée, on connait la température normale en février et donc la consommation d’énergie qui en résulte pour maintenir les serres à bonne température. Chaque jour où la température baisse en-dessous de la normale, il faut chauffer davantage, et plus on est loin de la normale, plus il faut chauffer. La relation entre l’écart à la normale et la consommation supplémentaire d’énergie est facile à établir. La somme sur le mois de février de ces écarts à la normale explique l’augmentation de la facture de chauffage. Pour éviter de payer la facture en espérant vendre la production plus chère, il suffit au début de l’hiver de mettre en place une Assurance météo™ dont l’indemnité est proportionnelle à l’écart entre la température subie durant le mois et la normale.
Ce type d’assurance, dont l’indemnité augmente avec la quantité de froid effectivement constatée, est également une aubaine pour les transformateurs laitiers, fortement consommateurs d’énergie. Plus il fait froid, plus il faut dépenser d’énergie pour craquer et transformer le lait, et il n’est pas certain que le client soit prêt à payer davantage sous prétexte qu’il a fait plus froid que la normale. Sans Assurance météo™, c’est la laiterie qui doit absorber la perte.

Changement climatique ou pas, les saisons anormales se succèdent depuis quelques années. De manque d’eau en précipitations trop abondantes, de températures trop froides en chaleurs anormales, les aléas météo ont fragilisé années après années les exploitations agricoles, mais il existe aujourd’hui une solution au problème de la météo.

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