Printemps pourri,
été pourri : agissez !

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Juin 2013 : il pleut plus que la normale, chaque mois, sans discontinuer, depuis septembre 2012 ; il y a moins de soleil que la normale, chaque mois, depuis décembre 2012 ; les températures sont inférieures aux normales, chaque mois, depuis janvier 2013.

En mars, la neige a paralysé l’économie pendant plusieurs jours.

En avril, seul mois où la température moyenne a été proche de la normale, on a vu des villes connaitre dans le même mois la température la plus froide jamais enregistrée et la température la plus chaude jamais enregistrée.

Et les pluies intenses de juin ont détruit habitations, entreprises, cultures et des vies…

Les chaudières sont restées allumées 2 mois de plus que l’année passée, les vêtements de printemps sont restés dans les vitrines, les salons de jardin sont toujours dans en magasin, les hôtels ont peiné à attirer les touristes, les légumes n’ont pas poussé, les fruits n’ont pas mûri, les fûts de bière sont restés dans les entrepôts, les camions de glaces sont garés sur les parkings…

Combien de chiffre d’affaires détruit, combien de pertes, combien d’emplois perdus… Les chiffres s’accumulent : 500 millions de perte pour l’agriculture, 600 à 700 millions de chiffre d’affaires perdu pour l’hôtellerie et 35 000 emplois, 300 millions pour le BTP,  30% à 40% de baisse d’activité pour le textile, 10 à15% pour les jardineries, 10% à 30% pour la boisson, suivant qu’il s’agit d’eau, de bière, de soda ou de concentré d’agrumes… à cela il faut ajouter la facture de chauffage en hausse de 10% à 20% suivant les régions qui privent les ménages d’un montant qui n’ira pas dans la consommation… Et combien d’entreprises ont mis leur personnel en chômage technique, n’ont pas embauché, ou risque de mettre la clé sous la porte….

Encore des chiffres ? Et oui, à chaque fois que le climat se dérègle, on veut des chiffres… alors pour prendre la mesure du problème, il faut savoir que chaque année, le chiffre d’affaires affecté par la météo en France est de 700 milliards d’euros, soit 30% du PIB. La météo fluctue de plus ou moins 15% autour de la normale. Alors dans une année complètement défavorable pour tous les secteurs… 15% de 700 milliards c’est 100 milliards soit 4% du PIB ! Heureusement il y a des phénomènes de compensation : cette année par exemple, les énergéticiens auront un bon premier semestre … pour beaucoup d’autres par contre….le premier semestre risque d’être compliqué.

Mais aujourd’hui, il faut aller au-delà du simple constat. Oui les aléas de la météo font courir des risques importants de baisse d’activité et donc de pertes aux entreprises et plus généralement à l’économie. Je pense que maintenant, tout le monde le sait.  La suite, c’est quoi ? C’est l’assurance météo. On ne peut rien faire pour changer la météo, mais on peut faire quelque chose pour éviter les pertes d’exploitation que la météo engendre et les destructions d’emplois qui les accompagnent, en s’assurant, en étant indemnisé automatiquement quand la météo est défavorable.

A Lourdes, les inondations ont provoqué des dégâts aux biens des particuliers et des entreprises, et ceux qui étaient assurés seront indemnisés. Parce que tout le monde trouve normal d’assurer son patrimoine contre les aléas de la météo. Le coût des intempéries, ce n’est pas le montant des indemnités que les assurés vont toucher. Ces indemnités vont aider les particuliers à se reconstruire et les chefs d’entreprises à relancer leur affaire. Par contre, que va-t-il se passer pour l’économie locale ?  Le véritable coût des intempéries, c’est tout le chiffre d’affaires qui n’était pas assuré. Et bien il faut désormais penser à assurer son compte d’exploitation et sa trésorerie. Parce que la météo pèse sur les ventes et les profits, surtout quand les anomalies se prolongent comme cette année. Et on sait aussi que les choses ne vont pas aller en s’arrangeant. L’Organisation Mondiale de la Météo constate que le nombre, la durée et l’intensité des anomalies de la météo augmentent. Météo Protect, qui conçoit des assurances météo, le constate aussi. En 20 ans, l’écart à la moyenne des températures, en été comme en hiver, a fortement augmenté. L’impact sur les entreprises est de plus en plus visible et fait de plus en plus mal, surtout quand la croissance est au ralenti et que chaque contrat et chaque nouveau client compte. Pourquoi laisser la météo détruire le travail de milliers de personne sans rien faire quand des solutions existent ? C’est toujours la même chose. Les installateurs d’alarmes vous diront que 90% de leurs clients ont acheté une alarme après avoir été cambriolés.  Alors pourquoi attendre quand la pérennité des entreprises et des employés est en jeu ?

J’ai rencontré beaucoup d’entreprises au mois d’avril, qui souffraient à cause de la météo. Elles ont hésité à se protéger, à s’assurer, en espérant que le mois de mai sauverait la saison, puis que le mois de juin sauverait la saison… Aujourd’hui elles regrettent déjà de n’avoir rien fait, comme ces particuliers qui attendent d’être cambriolés avant de prendre une décision.

Il y a une chose que les chefs d’entreprises doivent intégrer : on ne sait pas prévoir le temps qu’il va faire cet été. Encore moins le temps qu’il fera cet automne. On n’en a aucune idée. Ce qu’on sait, c’est que lorsque le printemps est frais et humide, 9 fois sur 10, l’été n’est pas chaud. Ça c’est factuel. Ce n’est pas une prévision, mais en s’appuyant sur l’historique météorologique, si j’affirme que l’été ne sera pas chaud, j’ai 9 chances sur 10 d’avoir raison… Alors ceux qui espèrent « se refaire » cet été pour compenser les affaires qu’ils n’ont pas faites au printemps seraient bien inspirés d’envisager rapidement des filets de sécurité en cas de météo défavorable. Les choses s’arrangent rarement d’elles-mêmes, en restant les bras croisés.

Il y a des écoles de commerce comme l’ESSCA qui investissent dans la recherche, il y a aussi un assureur comme Meteo Protect qui innove et crée des produits d’assurance sur mesure pour indemniser les entreprises en cas de météo défavorable. Alors j’aimerais envoyer un message positif à tous les chefs d’entreprises, à tous les agriculteurs, à tous les élus et responsables de collectivités territoriales, les solutions pour protéger sa trésorerie et son budget des aléas du climat existent. Gérer c’est prévoir ! N’attendez pas qu’il soit trop tard. Ne laissez pas la météo détruire les emplois. Agissez !