MÉTÉO ET ÉCONOMIE III : le tourisme

TGV départs

Episode 3 – 14 octobre 2013

Focus de la semaine : Hébergement et restauration

Le tourisme en France pèse 80 milliards d’euros et représente 7% du PIB. Il va sans dire que la météo joue un rôle important dans la performance du secteur, et 2013 s’inscrit comme une année compliquée.

Personne n’a oublié la météo de ce début d’année. Entre janvier et mai, chaque mois, sans exception, a été anormalement froid, anormalement pluvieux et a été marqué par un déficit d’ensoleillement. Ces conditions se sont traduites en montagne par un très bon niveau d’enneigement et une fréquentation en hausse de 7% par rapport à 2012.

Mais sur la façade atlantique, les conséquences sont bien différentes. Cette météo a beaucoup pesé sur l’activité des restaurateurs et hôteliers de mars à mai. Au mois de mai, la température moyenne  a été de 3°C en-dessous de la normale, soit le 2ème mois de mai le plus froid depuis 1959. A cette période de l’année,  1°C au-dessous des normales se traduit en moyenne par 1.8% de chiffre d’affaires en moins pour l’hôtellerie et 2.9% pour les campings. A cela il faut ajouter des précipitations  de 50% supérieures aux normales qui placent le mois au 4ème rang des mois de mai les plus arrosés depuis 1959. Finalement, le secteur de l’hébergement et de la restauration a subi une baisse de 500 millions d’euros de chiffre d’affaires et une destruction de 30 000 emplois, directement imputables à une météo défavorable.

La météo estivale a été relativement conforme à la normale mais n’a pas permis de compenser les pertes du printemps. L’impact de la météo s’est d’ailleurs étendu sur juillet. En dépit de conditions météo meilleures, ceux qui avaient déjà annulé leurs vacances de printemps ont préféré partir plus loin vers des destinations où l’ensoleillement était moins aléatoire. L’activité au global est négative : -2% pour les villages vacances, -3% pour les campings et -5% pour l’hôtellerie.

Depuis l’an dernier, il y a deux semaines de vacances à la Toussaint, dernière opportunité pour les acteurs du tourisme de finir l’année sur une note positive. Le taux de départ pendant les vacances de la Toussaint est faible, mais une météo douce et sèche inciterait les familles à partir une dernière fois avant Noël.

Pendant les vacances de la Toussaint, 1°C supplémentaire se traduit par 1.5% de hausse d’activité et 10 millimètres de pluie en moins se traduisent par une hausse d’activité de 0,4%.