Météo et économie

Les décisions d’achat et comportements individuels dictés par la météo se diffusent largement dans l’économie. L’activité de secteurs entiers et d’entreprises de toutes tailles, fluctue au gré du temps qu’il fait et des anticipations du temps qu’il va faire.

Philippe Verdier

En association avec Meteo Protect, Philippe Verdier, chef du service météo de France 2, dévoile comment la météo pèse sur la vie économique quotidienne des français.

Episode 1 – 30 septembre 2013

Focus de la semaine : le prêt-à-porter

Septembre, c’est la rentrée, mais c’est aussi l’arrivée dans les vitrines des collections automne-hiver du prêt-à-porter. La météo est un élément capital. S’il ne fait pas froid, les clients potentiels retardent leurs achats. Si l’été se prolonge indéfiniment dans les premiers mois d’automne, et que la température s’installe durablement au-dessus des normales saisonnières, les vêtements chauds restent en rayon. Au printemps, c’est l’inverse. C’est lorsqu’il fait anormalement froid que les vêtements d’été ne trouvent pas preneur.


Le secteur du prêt-à-porter en France pèse 30 milliards d’euros, qui se répartissent entre les vêtements Femmes (50% des ventes), Hommes (30%) et enfants (20%). Suivants les circuits de distribution, l’influence de la météo n’est pas la même. Mais c’est surtout entre homme et femme que la différence est la plus notoire : dans le prêt à porter féminin, 1°C en moins au printemps peut coûter jusqu’à 8% des ventes contre 2% pour les vêtements masculins. En automne, 1°C peut coûter jusqu’à 7% au rayon femme contre 3% au rayon homme.

Ce soir sur France 2, Philippe Verdier a rappelé qu’en Mars 2013, l’anomalie de température de -1,5°C s’est traduit par -7,1% des ventes de prêt-à-porter soit  € 183 millions. En Septembre 2013, la saison Automne-Hiver débute dans un contexte de températures plutôt clémentes et donc défavorables au textile. La température moyennée sur la France indique une température supérieure à la normale de +0,3°C qui se traduit par -1,1% des ventes soit  € 28 millions.  Il y a à peine 2 ans, nous vivions le deuxième automne le plus chaud depuis le début du XXème siècle, le plus chaud étant en 2006 et le 3ème plus chaud en 2009.