MÉTÉO ET ÉCONOMIE II : le chauffage

Les décisions d’achat et comportements individuels dictés par la météo se diffusent largement dans l’économie. L’activité de secteurs entiers et d’entreprises de toutes tailles, fluctue au gré du temps qu’il fait et des anticipations du temps qu’il va faire.
En association avec Meteo Protect, Philippe Verdier, chef du service météo de France 2, dévoile comment la météo pèse sur la vie économique quotidienne des français.

thermostat

Episode 2 – 9 octobre 2013

Focus de la semaine : la facture énergétique

La saison de chauffe démarre le 1er octobre et finit en théorie fin mai. En pratique, c’est souvent début mars que les chaudières sont mises à l’arrêt, dès l’arrivée des beaux jours. D’ailleurs, la fin de la période de chauffe coïncide en général avec la fin de la trêve hivernale immobilière prévue autour du 15 mars 2014. Sans surprise, plus il fait froid dehors, plus il faut chauffer à l’intérieur pour maintenir une température de confort autour de 18°C. Au global, la température explique 85% de la variation de consommation électrique en hiver.

La quantité d’énergie dépensée par une famille pour chauffer un appartement n’est pas la même au nord, au sud, à l’ouest et à l’est. Elle dépend des normales saisonnières. La température moyenne en hiver est de 5,2°C à Strasbourg, de 6,3°C à Lille, de 7,7°C à Paris, de 7,5°C à Caen et de 10,3°C à Marseille. Coté température minimale, on retrouve le même ordre de grandeur de disparités entre Strasbourg à 1,9°C, Lille à 3,4°C, Paris à 4,9°C, Caen à 4,4°C et Marseille à 6,1°C.

En moyenne, pour un appartement de 70 m2, chaque degré de plus ou de moins autour de la normale se traduit sur la facture par 5,27€/°C pour le chauffage électrique et de 3,20€/°C pour le chauffage au gaz. Si en moyenne la température cet hiver est de 1°C au-dessus de la normale, l’économie sur la facture de chauffage sera de 124,27€ pour un chauffage électrique et de 76,47€ pour un chauffage au gaz.

Evidemment, les fournisseurs d’énergie subissent le phénomène inverse. S’il fait plus chaud que la normale, ils vendront moins d’énergie. En 2011 par exemple, l’hiver et l’automne avaient été plus doux qu’à l’accoutumée. Conséquence pour EDF, une chute du chiffre d’affaires de près de 2 milliards d’euros.

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